Plus d’une soixantaine de jeunes volontaires de la campagne Pour un Commerce Equitable ont parcouru les rues pour conscientiser les gens sur les Accords de Partenariat Economique (APE) et leurs conséquences sur les économies africaines à l'occasion de la 10e édition du Salon International de l'Artisanat de Ouagadougou.
Des dizaines de milliers de personnes venus de partout à travers le monde ont visité le Salon International de l’Artisanat qui s’est tenu à Ouagadougou (capitale du Burkina Faso) du 27 octobre au 05 novembre 2006. Plusieurs secteurs de l’artisanat étaient représentés au SIAO : textile et confection ; tissage ; vannerie etc.
Plus d’une soixantaine de jeunes volontaires de la campagne Pour un Commerce Equitable ont parcouru les rues pour conscientiser les gens sur les Accords de Partenariat Economique (APE) et leurs conséquences sur les économies africaines. Au bout de sept jours de campagne, les volontaires ont recueilli 50 000 pétitions qui disent non aux APE dans leur forme actuelle.
“Nous sommes dans une année cruciale pour les négociations. Il est important que les citoyens comprennent que l’avenir des économies africaines et les moyens d’existence vont être grandement affectés par ces négociations. Les évènements internationaux comme le SIAO représentent des espaces stratégiques pour Oxfam et ses volontaires pour diffuser les messages et mobiliser les masses », a dit Dominique Jenkins, coordinatrice de la mobilisation populaire et en charge des Médiats au niveau d’Oxfam International à son retour du SIAO.
Sous l’égide de la Confédération des Paysans du Faso (CPF), partenaire d’Oxfam, les volontaires ont érigé un stand au Salon et ont fait des institutions religieuse et éducationnelle et d’autres endroits à l’occasion des dix ans du salon biannuel dont le thème a porté cette année sur : l’Artisanat africain et le Commerce Equitable.
« Nous sommes contre les accords de libre-échange que l’Union européenne veut imposer aux pays ACP (Afrique Caraïbes et Pacifique). Nous cherchons la justice et la paix dans ces accords », a dit Eloi Prosper Nombré de la CPF. « Nous voulons que notre agriculture soit développée et protégée et puisse tirer profit de ces accords », a-t-il poursuivi.
Les sentiments de Mr Nombré sont sans doute ceux de la confédération sur les négociations et dont peut percevoir l’expression dans les messages visibles à travers la ville. « APE=Africain Pauvreté Assurée », peut-on lire sur un des nombreux supports.
« Je suis concerné par cette situation marquée par l’invasion des produits des pays européens et nos industries en souffrent. Nous sommes condamnés à être un continent de consommateurs », a déclaré un des visiteurs de la Foire qui a signé avec beaucoup d’enthousiasme la pétition.
Par Dominique Jenkins & Aliou Bassoum
Oxfam America
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